Les oiseaux du Technoparc vous disent Merci!

On voulait juste dire merci à tous ceux qui ont participé à l’activité Vendredi saint des milieux humides du Technoparc, un gros merci. On tient à remercier également tous les bénévoles et guides qui ont contribué à organiser cette activité. Plus de 250 personnes divisées en une dizaine de groupes ont visité ce site important sur l’île de Montréal.

En tout, nous avons identifié 63 espèces d’oiseaux, ce qui est excellent pour un 14 avril. Pour eBird, qui fournit de riches sources de données pour des informations de base sur l’abondance et la répartition des oiseaux, les milieux humides du Technoparc est maintenant en 9e position historiquement sur l’île (pas mauvais pour un lieu qui commence seulement à être fréquenté). Pour l’année 2017, le site est actuellement en 1ère position sur l’île de Montréal et 2e dans la province. Déjà 94 espèces!

On vous encourage à visiter le Technoparc les prochaines semaines et prochains mois. Pour ceux qui pensent que ce site est perdu d’avance par le développement, détrompez-vous! À l’heure actuelle, seulement un petit pourcentage du site a été endommagé par les travaux du futur Éco-Campus Hubert (Marais Ipex et des Sources Reeves et même le Golf Dorval des années avant du développement) et nous serons bientôt au courant par le verdict du juge à l’injonction ce printemps-ci, si le Technoparc ont mal fait leurs études environnementales.

Il reste beaucoup à sauver et aucun développement est prévu pour les prochaines années, donc les oiseaux vont pouvoir continuer à nicher et utiliser ce site.

Le rassemblement de ce Vendredi saint était une belle démonstration de ce que nous pouvons faire ensemble pour protéger les habitats de ces oiseaux. Les oiseaux ont besoin de votre appui pour leur sécurité. On espère que vous allez continuer à les supporter. Nos amis (es) ont besoin de vous pour parler en leur nom.

Pour signer et partager la pétition ou faire un don pour la cause: www.technoparcoiseaux.org. Merci!
(par Joël Coutu)

Conservation : Inventaires 2017

Possibilité de participer à des inventaires

Aux membres qui seraient intéressés à faire des inventaires d’oiseaux en cette année 2017, Frédéric Hareau fait un appel à tous. Voici les renseignements généraux plus bas. Contactez le club pour plus de détails:
Nous voulons partager avec vous des opportunités de participer, au travers d’inventaires d’espèces d’oiseaux, à des initiatives importantes visant à la conservation des espèces. En particulier 2 initiatives qui pourraient être intéressantes pour vous :
       Le programme SOS-POP, qui se concentrera sur le suivi des Martinets ramoneurs dans la région de Montréal pendant la période de nidification. La liste des sites de suivi et le protocole d’inventaire sera communiqué début mai. Les informations sur les priorités 2017 du SOS-POP sont présentées dans le Migrateur.
       Le relevé des oiseaux Nicheurs, qui est à réaliser en juin. A noter que cet inventaire nécessite d’être capable d’identifier les chants de la grande majorité des oiseaux qui se retrouvent au Québec, et s’adresse donc aux observateurs plus expérimentés.
 
Si vous êtes intéressés à participer, contactez Frédéric Hareau par le club. Il lui fera plaisir de répondre à vos questions et/ou de vous mettre en contact avec responsable de ces inventaires. Vous pouvez aussi également contacter directement les responsables via les sites internet présentés ci-dessus. Si c’est le cas, merci d’en informer Frédéric qui suit les activités de conservation du COA.
 
Lors de la sortie que Frédéric guidera le samedi 27 mai 2017, nous aurons l’occasion également l’occasion de discuter des inventaires et de pratiquer un peu quelques ‘techniques’ d’inventaire.
  
En vous remerciant pour votre engagement.
(par Frédéric Hareau)

Chasse aux Tourterelles tristes‏

Merci à ceux et celles qui ont répondu à notre sondage sur l’ouverture potentielle de la chasse à la Tourterelle triste. Après avoir colligé les réponses reçues, nous en avons résumé le contenu et voici la réponse que nous avons fait parvenir au Regroupement Québec oiseaux (RQO) en juin 2015 :

« Nous sommes contre la chasse à la Tourterelle triste même si nous ne connaissons pas sa situation réelle. Et voici quelques-unes de nos raisons :

C’est un leurre de croire que l’Homme peut réguler correctement son milieu. Il a créé des débalancements parfois pire que le problème d’origine (en exemple : le dindon dont la chasse a été permise et qui est aujourd’hui en déclin d’où l’interdiction de le chasser.)

Plusieurs d’entre nous avons observé une diminution de Tourterelles tristes dans notre environnement immédiat. D’où notre désir de les protéger afin qu’elles ne disparaissent pas comme la Tourte qui était elle aussi en grand nombre autrefois.

Les Tourterelles tristes sont dans des zones urbaines et suburbaines et nous ne voulons pas subir les tracas d’une chasse dans notre proximité.

Laissons faire la nature pour qu’elle trouve la voie de l’équilibre. Si une population animale augmente trop, des prédateurs naturels se présenteront pour remettre de l’ordre ou la génétique naturelle d’adaptation y veillera à sa manière. De nombreuses espèces animales (oiseaux ou autres) disparaissent régulièrement du globe et de nouvelles, non encore connues ou répertoriées, viennent au monde parallèlement. »

Conservation en 2015

On sollicite l’aide des membres du COA qui veulent s’engager dans la conservation en 2015, à travers les inventaires d’Études d’oiseaux Canada, et vous donne tous les détails à lire plus bas :
Il y a plusieurs actions spécifiques importantes qui devraient être menées dans la région de Montréal, au niveau de l’inventaire des hiboux nocturnes et au niveau du programme de surveillance des marais (dans les deux cas, contactez le club qui relaiera votre demande).

Pour l’inventaire des hiboux nocturnes, on prépare déjà l’année 2016 parce qu’il est rare que des routes se libèrent. Si cette activité vous intéresse vous devez vous inscrire tout de suite.

Pour la surveillance des marais, il s’agit du Bois Sainte-Marie (Laval), du Parc-nature de la Pointe-aux-Prairies, et possiblement du Parc de la Frayère à Sainte-Marthe-sur-le-Lac. Ceci pour vous situer sur les besoins. Les activités demandées pour cette activité sont décrites plus bas et auront lieu entre le 27 mai et le 12 juillet.

(par Frédéric Hareau)

 

Inventaire des hiboux nocturnes :

Voici un peu d’information supplémentaire au sujet de l’Inventaire: 

Le projet est relativement simple. Une équipe (pour des questions de sécurité) de deux ou trois personnes (ou plus) de votre choix doit parcourir une route d’inventaire prédéterminée et effectuer un recensement aux dix arrêts qui y ont été prévus, soit un arrêt à tous les 2 km. Par conséquent, chaque route s’étend sur environ 18 km, le long de routes secondaires. À chaque arrêt, les participants doivent faire jouer un disque compact contenant les chants de deux espèces de hiboux ; ces chants sont entrecoupés de périodes d’écoute. Les participants doivent identifier et prendre en note tous les hiboux qu’ils entendront ou observeront durant chaque période d’écoute.

Sur le disque compact de repasse de chants, il y a une période de deux minutes d’écoute silencieuse qui est suivie des chants de deux espèces : la Nyctale de Tengmalm et la Chouette rayée. La période de deux minutes d’écoute silencieuse est standard pour tous les inventaires en Amérique du Nord, et cette période nous permettra plus tard de comparer nos données avec celles ramassées ailleurs. Il faut noter que les protocoles employés dans certaines provinces n’utilisent pas la repasse de chants ; par contre, leurs routes d’inventaire sont de 50 arrêts (donc 100 km). Pour le protocole d’Ontario, du Québec et des Maritimes, nous avons fait un compromis : les routes sont plus courtes, mais nous utilisons le technique de repasse de chants qui augmente de beaucoup la chance de détecter certaines espèces. Pourquoi y a-t-il seulement deux espèces sur le disque compact de repasse de chants ? La réponse est la suivante : en avril, le Grand-duc d’Amérique est sur son nid avec ses jeunes. Comme son nid est exposé, souvent en haut d’un arbre, nous voulons éviter le risque d’attirer les adultes vers un intrus et donc de laisser les jeunes exposés aux intempéries. Il faut noter aussi que le Grand-duc peut être agressif lors de la saison de nidification. Nous utilisons le chant de la Nyctale de Tengmalm, parce que les analyses scientifiques ont démontré que les deux espèces de nyctales (la Petite Nyctale et la Nyctale de Tengmalm) répondent à ce chant. Pour ce qui est le chant de la Chouette rayée, il est joué quatre fois parce que cette espèce met souvent beaucoup de temps avant de répondre à la repasse de chants. Il faut noter que comme les nyctales et la Chouette rayée nichent dans des cavités, les œufs et les jeunes seront protégés si la femelle quitte momentanément son nid. Pour les autres espèces (p. ex. le Petit-duc maculé, le Grand-duc d’Amérique et le Hibou moyen-duc), elles sont souvent signalées lors de la période d’écoute silencieuse.

S.V.P., notez que vous allez recevoir un disque compact de formation avec des cris et chants de tous les hiboux nocturnes du Québec. Notez, également, que lors de l’inventaire la majorité des participants utilise le système de son de leur voiture avec les fenêtres ouvertes pour faire jouer le disque de repasse de chants. S.V.P., notez aussi que comme les arrêts doivent être espacés d’au moins 2 km en vol d’oiseaux (pour limiter la chance d’inventorier le même oiseau deux fois), si votre trajet n’est pas en ligne droit, il faut faire attention à des intersections où vous tournez à 90 dégrées. (À de tels endroits, si vous faites 1 km sur une route et 1 km sur la prochaine, la distance entre vos deux arrêts sera un peu moins que 1,5 km.)

Les participants doivent effectuer leur recensement au cours d’une soirée de leur choix en avril. L’inventaire débute une demi-heure après le coucher du soleil et prend environ trois heures à effectuer (n’incluant pas le déplacement pour se rendre au parcours et en revenir). Nous encourageons les participants qui effectuent une route dans l’extrême sud de la province à réaliser leur inventaire au cours des deux premières semaines de la période de recensement, et ce, dans le but d’éviter le bruit occasionné par les grenouilles (le chant bruyant de leur chorale peut enterrer celui des hiboux). 

Afin de réduire l’effet de plusieurs observateurs, il est important, dans la mesure du possible, que la même équipe recense la même route d’inventaire plusieurs années consécutives.

 

 

Programme de surveillance des marais :

Ce programme vise à répondre aux questions fondamentales suivantes :

1) Quelle est l’abondance relative des diverses espèces d’oiseaux qui utilisent les marais?

2) Quels sont les changements à long terme sur le plan de l’abondance et de l’aire de répartition des espèces?

3) Comment les caractéristiques de l’habitat influent elles sur l’abondance et la diversité des espèces?

4) Quels sont les besoins en matière d’habitat des oiseaux? et

5) Quelles sont les transformations subies par les habitats?

Le Programme de surveillance des marais est relativement simple et a été conçu pour être une expérience agréable et intéressante.

Les relevés du Programme de surveillance des marais reposent sur la méthode de « décomptes ponctuels », qui servent à évaluer l’abondance d’une espèce utilisant un endroit donné comme habitat. Chaque relevé se fait à partir du point central situé à la base d’une station d’échantillonnage semi-circulaire dont le rayon est de 100 mètres, et lors de chaque inventaire, le participant doit faire jouer un disque compact contenant les chants de six des espèces cibles du Programme entrecoupés de périodes d’écoute.

Les routes d’observation peuvent comporter entre une et huit stations d’échantillonnage selon la superficie du marais. La distance entre deux points d’écoute devrait être d’au moins 350 mètres (distance entre deux points centraux) pour éviter le plus possible à relever le même oiseau plus d’une fois. 

Le relevé des oiseaux de marais se fait deux fois par année entre le 27 mai et le 12 juillet, et les deux visites doivent être faites à au moins 10 jours d’intervalle.

L’heure d’inventaire (matin ou soir) est déterminée lors de la création de la route et doit être la même lors des deux visites et pour l’ensemble des années d’inventaire, parce qu’il y a une différence au niveau de l’activité des oiseaux le matin et le soir. Les relevés du matin peuvent débuter 30 minutes avant le lever du soleil et doivent être complétés au plus tard à 10h. Les relevés de soirées peuvent débuter à partir de 18h et doivent être terminés avant qu’il fasse noir. Lors des deux relevés, la route doit être parcourue au complet et la ou les stations doivent être visitées dans le même ordre et vers la même heure.

Conservation en 2013-2014

Le dossier Conservation continuera à être bien actif en 2013 avec de nouveaux programmes offerts par nos différents partenaires dont la Ville de Montréal via le réseau des Parcs-nature, Éco-quartier Saint-Laurent et la Sépaq (Oka).
(par Daniel Murphy)

Les mangeoires sont en place au boisé Saint-Sulpice

Depuis le début novembre 2012, quatre mangeoires sont en place au parc du boisé de Saint-Sulpice. Elles sont disposées de façon à ce qu’elles soient facilement visibles pour les citoyens vivant à proximité du parc et pour les usagers de passage dans le bois. Nous avons privilégié la rue Legendre (entre Christophe-Colomb, Olivier-Maurault et le cul-de-sac) où trois mangeoires sont présentes. La dernière est le long de l’avenue Émile-Journault en face de l’entrée du Complexe sportif Claude-Robillard, un peu à l’est du sentier principal. Les mangeoires les plus fréquentées sont celles à proximité de conifères comme des pins et des épinettes, confirmant l’importance pour les oiseaux de la présence d’arbres résineux.

Les premiers visiteurs furent naturellement les joyeuses Mésanges à tête noire. Des Sittelles à poitrine blanche, quelques Moineaux domestiques, des Chardonnerets jaunes, des Cardinaux rouges, des Bruants hudsonien, des Pics mineurs et chevelus ont également été observés par la suite. Nous espérons que de nouvelles espèces s’ajouteront aux premières observées. Les mangeoires sont anti-écureuils et anti-pigeons. En fait, les mangeoires sont prévues pour les oiseaux de petite taille et nous envisageons de modifier l’une d’entre elles, pour permettre aux cardinaux et geais d’avoir également accès aux graines de tournesol noir. Nous prévoyons implanter quatre panneaux d’interprétation, au printemps 2013, sur l’histoire, les arbres, la végétation herbacée et l’avifaune du boisé, afin d’ajouter un volet éducatif à la visite des lieux. Nous vous invitons à venir y faire un tour cet hiver, afin de découvrir le charme de ce petit, mais combien précieux, bois urbain.
(par Normand Fleury)